Nach dem Marktgang /Après les courses

Nach dem Marktgang /Après les courses
Saint-Jean-du-Gard (2014)

Ich hasse es, shoppen zu gehen. Ich bin es einfach nicht gewohnt. Vielleicht würde ich es nicht hassen, wenn ich es gewohnt wäre. Kann schon sein. Aber um es gewohnt zu sein, müsste ich shoppen gehen, und wie gesagt: Ich hasse es, shoppen zu gehen. Nun kommt man aber leider nicht immer drumherum. Alle zwei Jahre brauche selbst ich eine neue Jeans oder neue Schuhe. Das zwingt mich dann doch dazu, shoppen zu gehen. Und jedes Mal dasselbe Malheur: Ich komme mit einem Haufen Zeug zurück, das kein Mensch braucht! Vorher sage ich mir regelmäßig: Diesmal nimmst du dich zusammen! Aber dann geht’s los. Fürchterlich! Besonders schlimm sind für mich französische Wochenmärkte. Guck selbst, was dabei rauskommen kann – siehe das Bild oben! Wer braucht dieses Zeug? Melonen! Wusstest Du, dass 200 Liter Wasser gebraucht werden, um ein Kilo Melone zu erzeugen? Käse! Bäh! Wer freiwillig verschimmelte Milch isst, geht sicher auch freiwillig shoppen! Oliven! Ich hasse Oliven, und zwar in jeder Gestalt, auch in der von Brot mit Oliven drin! Ja, ich hasse sogar Lavendelhonig! Warum gehe ich überhaupt auf solche Märkte? Um zu sehen, was ich alles kaufen könnte? Also gut, dann machen wir es eben, dann gehen wir dem Kaufzwang auf den Leim, du liebe Zeit, raus mit dem Geld! Es ist ja heutzutage praktisch die erste Bürgerpflicht, dafür zu sorgen, dass die Wirtschaft immer schön angekurbelt wird, sonst gibt es Weltuntergang. Aber wer isst jetzt das ganze Zeug?

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Je déteste faire du shopping. Je n’en ai pas l’habitude. Peut-être que je ne le détesterais pas si j’y étais habitué. Possible. Mais pour m’y habituer, il faudrait que j’aille faire du shopping, et comme je l’ai dit : je déteste faire du shopping. Mais malheureusement, on ne peut pas toujours l‘éviter. Tous les deux ans, même moi, j’ai besoin de nouveaux jeans ou de nouvelles chaussures. Cela m’oblige à aller faire du shopping. Et à chaque fois la même mésaventure : je reviens avec un tas de choses dont personne n’a besoin ! Avant je me répète régulièrement : Cette fois-ci, tu te contiens ! Mais ensuite, ça commence. Affreux ! Les marchés hebdomadaires français sont particulièrement mauvais pour moi. Voyez par vous-même ce qui peut en sortir – voir l’image ci-dessus ! Qui a besoin de ces trucs ? Des melons ! Saviez-vous que 200 litres d’eau sont nécessaires pour produire un kilo de melon ? Du fromage ! Beurk ! Qui mange volontairement du lait moisi,  fait sûrement aussi du shopping volontairement ! Des olives ! Je déteste les olives sous toutes leurs formes, même dans le pain avec des olives dedans ! Oui, je déteste même le miel de lavande ! Pourquoi est-ce que je vais à ces marchés ? Pour voir ce que je pourrais acheter ? Bon, bon, alors nous le ferons, puis nous tomberons dans le panneau des achats compulsifs, peuchère, dépensez l’argent ! Aujourd’hui, c’est pratiquement le premier devoir civique de veiller à ce que l’économie soit toujours stimulée, sinon le monde va s’écrouler. Mais qui va manger tout ça ?

 

(Marseillan-Plage, Département Herault, Frühjahr / printemps 2004. Digitalfoto / Photo numérique.)

 

Nr. 46/ No. 46 der Fotoserie / de la série de photos

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